RÉSUMÉ DE MA PASSION ARTISTIQUE

             À mon retour de l'armée, en 1969, je découvrais en même temps que les turpitudes de la vie, des aspects plus valorisants. Âgé de vingt ans à peine, j'ai fait mes premiers pas vers l'animation, en devenant moniteur de centre aéré. L'année suivante, marié et Papa d'une fillette, je devenais Sapeur-Pompier Professionnel. La photographie et le cinéma ont été le déclic d'une passion qui depuis, ne m'a jamais quitté. Le besoin de communiquer, d'amuser la galerie était omniprésent. Tant et si bien qu'en 1973, remarié, je fondais ma première Association de cinéastes amateurs : "Sono-Film" ! Les reportages, documentaires et scénarios faisaient déjà partie de mon quotidien.

            En 1975, en tant que figurant, j'ai eu l'honneur de côtoyer les plus grands comédiens : Claude Brasseur, Charlebois, Maurice Trintignant, Catherine Deneuve, lors du tournage du film de Gérard Pirès : " L'agression" ; dont les cascades étaient réglées par Rémy Julienne. Cet univers me fascinait, en même temps qu'il me donna envie d'écrire mes premiers poèmes et autres manuscrits. Désireux de m'investir à fond dans cette voie, de 1975 à 1976 j'entrais comme auditeur libre au conservatoire d'art dramatique de Grenoble. Merci à Monsieur Louis Beyler, mon prof d'expression corporelle, d'avoir su m'enseigner autant de choses !

            De fil en aiguilles, j'arpentais la scène au sein de la compagnie théâtrale : " Le Rideau ", subventionnée par la ville de Grenoble. Pendant deux belles années, j'ai eu le privilège de jouer mes premiers rôles de composition, dans des pièces comme Marius (Monsieur Brun) ou Treize à Table (Frédéric) ! Fuyant le "vedettariat", je quittais cette compagnie pour me lancer dans ma propre troupe, travaillant sur une pièce : "Le Valet", que j'avais écrite. Hélas, les tensions générées dans mon couple, m'obligèrent à stopper l'aventure. Heureusement, je trouvais refuge dans mes poèmes, pour échapper au stress d'un second mariage voué à l'échec.

            En 1979, j'ouvrais un magasin de photo : "Photo Ciné du Néron", à Fontaine, petite ville à côté de Grenoble. En plus de mon métier de Pompier, tous mes jours de repos étaient consacrés aux reportages et travaux de photo. Tant et si bien qu'en 1981, je m'effondrais, épuisé physiquement et moralement. Après quinze jours d'hôpital, la mort dans l'âme, je décidais de divorcer malgré les trois enfants que nous avions eus avec ma seconde épouse. Le drame a eu lieu en Mai 1982, le jour de mon départ pour le rallye du Rouergues !!!

            Quelques jours plus tard, contraint et forcé, je prenais une année sans solde aux pompiers, pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être au magasin. Nouveau départ, nouvelle enseigne : " Studio des Lynx's ", toujours à Fontaine. Pour combler les dettes dont j'avais hérité, je faisais feu de tout bois pour gagner de l'argent : animateur radio (Radio Fontaine), barman etc. J'arpentais également les sentiers artistiques en promenant ma poésie, mes scketches et autres mimes sur différentes scènes, principalement au "Steve" à Grenoble.

   

            J'étais avec ma fille et malgré un nouveau départ affectif, en 1983 je fus contraint d'abdiquer pour raison de santé. Dès 1984, je reprenais le micro sur "Radio Fontaine", tout en persévérant dans le spectacle, guère prolifique il est vrai ! L'expression artistique était une seconde peau et curieux de tout, je découvrais au sein du CRAM (Centre Rhône-Alpes de la Marionnette), une passion nouvelle aux côtés de mon maître M. Peter. Après quelques représentations de "Guignol", j'écrivais ma première pièce : " Le Robot et la Souris ", qui connu un beau succès, après l'interview accordé au Steve par la radio R T L.

             En 1986, toujours au Steve, lors de la Rose d'Or, je pouvais exprimer pleinement ma passion pour la scène. Sans transition, je quittais mon habit de présentateur, pour celui de poète, puisque je participais moi aussi au concours :

  

            Pour ne pas risquer de fausser le concours, après mon mini récital, je décidais de me désister en faveur d'un groupe, qui s'appelait à l'époque les : "Gipsies"... Est-ce que ce sont eux qui sont devenus si célèbres ? Je n'en sais rien mais une chose est certaine, c'est que ce jour là, je découvrais avec beaucoup d'émotion, la valeur et la noblesse des gens du voyage ! Même si mes amis journalistes du Dauphiné - Libéré, autant qu'une grosse partie du public qui avaient voté pour moi, avaient regretté mon choix ;-))

            1987 fut une année charnière. Auprès d'une autre compagne, je poursuivais dans ma voie. J'étais sans le sou, mais tellement heureux de pouvoir offrir du plaisir aux spectateurs, que je négligeais mes activités professionnelles. Tant et si bien qu'à l'automne 87, je quittais Grenoble pour venir m'installer à Albertville. Je survivais en qualité de délégué commercial, mais très vite, je replongeais dans le monde artistique. Ainsi, je retrouvais le micro et l'animation radio, sur "Fréquence Inox" à Ugine. Grâce à mon rôle d'animateur à la radio, j'ai pu renouer avec la poésie, offrant différents récitals dans la région, dont celui de "Thénésol" :

            C'est précisément en faveur de ce récital, que j'ai eu l'immense privilège de découvrir ma dulcinée, venue tout spécialement assister au spectacle depuis Genève. De fil en aiguilles, de mots doux en projets fous, au mois d'Avril 1990, je quittais la Savoie pour venir vivre aux côtés de ma douce Princesse. Au cours des fêtes de Genève en 1990, j'ai eu l'occasion de vérifier l'impact de ma poésie. Grâce au concours qui était organisé pour les artistes amateurs, j'ai eu le bonheur de remporter le premier prix, dans la catégorie poésie, grâce à mon dernier poème : " Monsieur Viens avec Moi ". A quelques semaines de notre mariage, (31 Août et 1er Septembre) c'était pour ma dulcinée et moi-même, le plus beau cadeau.

            En plus de mon magnétisme, auquel elle croyait fortement, ma Bibiche faisait feu de tout bois pour que ma poésie soit reconnue. Elle organisa un premier récital à Genève en 1991 dans un restaurant café-théâtre. Puis un second, en Septembre 1992, à la Fondation Moncalme à Lausanne :

    

            Depuis 1992, plus de spectacles, plus de scène, le calme absolu. J'ai continué d'écrire des poèmes, des romans ou pièces de théâtre, mais je n'avais plus le temps de renouer avec les frissons de ce contact avec le public. Je me suis investi corps et âme dans mon sacerdoce que Dieu m'avait confié : Magnétiseur ! Ainsi de 1990 à 2005, comme je le relate dans mon premier site : DYNAVIE, je dépensais toute mon énergie entre le magnétisme et les massages.

            Après une année 2005 dramatique, nous sommes venus nous installer à la Chaux-de-Fonds fin Mars 2006, ville natale de Bibiche. Plus de massages, ( pour des raisons de santé ), encore un peu de magnétisme, mais... une envie encore plus dévorante de renouer avec la scène et le public ;-)) Un film à scénario est en préparation : " LA CLOPE " (Tournage prévu au mois de Juillet cette année), ainsi qu'une pièce de théâtre genre boulevard : " LA VÉRITÉ " !